jeudi 25 avril 2013

Les bonnes attitudes pour réussir ses premiers pas dans l’entreprise

Les jeunes diplômés qui décrochent chaque année leur «ticket d’entrée» dans le monde du travail ne sont pas suffisamment bien mis à l’aise. Les premiers pas sont encore rendus plus durs par le niveau d’exigence de plus en plus élevé des entreprises.
Tout le monde se souvient  de son premier job. Face à l’enthousiasme des débuts succède souvent l’inquiétude des premiers jours. Va-t-on convaincre très rapidement son employeur ? Comment les collègues vous jugent-ils ? C’est le genre de questions que se posent avec anxiété les recrues. Dans ces moments cruciaux, l’entreprise doit montrer le bon chemin. Or, peu de structures prennent conscience de l’importance de l’accompagnement des nouvelles recrues, et rares sont celles qui disposent d’une procédure formalisée d’intégration en bonne et due forme. Les premiers pas sont encore rendus plus durs par le fait que le niveau d’exigence des entreprises s’est élevé. Beaucoup de jeunes diplômés qui décrochent chaque année leur «ticket d’entrée» dans le monde du travail s’engagent sur un terrain difficile, sans repères, même si les stages ont permis de comprendre quelques aspects de la vie dans l’entreprise. Pour éviter le naufrage, il est donc important de se prendre en charge.
La prudence et la modestie sont des alliés de poids
Afin de faire bonne impression, il est proscrit de se cacher durant les premiers jours. Et pour cause, lors de la période d’intégration, les faits seront surveillés dans leurs moindres détails. «Au bout de quelques mois, la nouvelle recrue doit se faire une idée sur l’ambiance de l’entreprise, ses règles, sa mission ; on doit aussi repérer les personnes qui comptent... Bref, ils ont besoin de comprendre leur nouvel environnement», souligne Jihane Labib, DG du cabinet Coachinglab. Il est aussi important de savoir avec plus de précision le contenu du poste et les objectifs.
Un trop plein d’énergie est parfois mal interprété, très souvent par des collègues de même niveau qui peuvent avoir peur pour leur place. Si on n’y prend pas garde, les conflits peuvent très vite survenir.
A lire : Entretien avec Jihane Labib, Executive coach du cabinet CoachingLab
«On doit éviter de s’épancher sur tous les sujets dans un milieu que l’on ne connaît pas», souligne Mounia Habibi, chef de projet communication, qui a entamé sa vie professionnelle dans une nouvelle agence de communication. Le premier confident ne sera pas forcément le meilleur ami dans l’entreprise. Bref, la prudence et la modestie sont des alliés de poids.
On l’a déjà souligné, certaines entreprises n’ont pas une politique d’intégration bien définie. Si c’est le cas, on peut repérer une personne modèle sur qui on peut s’appuyer. De préférence, ce mentor doit avoir un niveau hiérarchique plus élevé. Mais là aussi, on ne doit nullement lui forcer la main. Les affinités viennent toutes seules.


B.Hind
Source: LA VIE ECO